Serial girlsLes mannequins dans un dfil, les danseuses d'un corps de ballet, la chane de montage des poupes Barbie : autant d'images interchangeables, dpersonnalises. Elles ne se distinguent que par le dtail d'un vtement, d'une courbe, d'une teinte de cheveux. Toutes identiques, l'illusion de la perfection. Ces serial girls ne sont pas la mise en forme des filles telles qu'elles sont, mais bien telles que l'on souhaite qu'elles soient. Ce sont des femmes objets,
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Les mannequins dans un défilé, les danseuses d'un corps de ballet, la chaîne de
montage des poupées Barbie : autant d'images interchangeables, dépersonnalisées.
Elles ne se distinguent que par le détail d'un vêtement, d'une courbe, d'une
teinte de cheveux. Toutes identiques, l'illusion de la perfection. Ces serial
girls ne sont pas la mise en forme des filles telles qu'elles sont, mais bien
telles que l'on souhaite qu'elles soient. Ce sont des femmes-objets, des
femmes-ornements, des femmes-marchandises. Toutes (re)produites mécaniquement
par l'usine ordinaire de la misogynie. Si elle dénonce le conformisme imposé aux
femmes, Martine Delvaux expose aussi leur révolte : celle des Pussy Riot, des
Femen, de Beyoncé. Leur force, celle du collectif. Dans la série s'incarne alors
la résistance au féminin pluriel.